jeudi 14 octobre 2010

LIVE REPORT: The Wombats @Point Ephémère 11/10/2010




Il flottait comme un air de Temple Bar lundi Quai de Valmy pour le retour des Wombats en France. Il n'est que 18 heures et pourtant, un groupe de fans est déjà là, tentant par tous les moyens de prendre des photos avec le groupe, en pleine promo, ou de récupérer une place pour le concert de ce soir, sold out depuis longtemps déjà. Quelques parents errent aussi, visiblement désemparés par l’exaltation sans borne de leur progéniture.


A 21h30, dans un Point Ephémère rempli à craquer, The Wombats montent sur scène. On avait laissé il y a deux ans le trio Liverpudlien épuisé après une tournée extensive de presque dix-huit mois aux quatre coins de la planète. Leur premier album A Guide To Love, Loss And Desperation, et son single tubesque Let's Dance To Joy Divsion, récompensé d'un NME award en 2008, avait reçu un accueil dithyrambique; et de Londres à Los Angeles en passant par Sydney, la planète electro-rock s'était à nouveau enflammée pour un groupe du Lancashire. Ce soir, c'est en tout cas dans une forme olympienne que l'on a retrouvé Matthew Murphy, Dan Haggis et Tord Øverland-Knudsen, remontés à bloc et prêts à conquérir les sommets avec un nouvel album tout juste terminé et prévu pour février 2011. Et c’est avec une joie non dissimulée que le trio retrouvait la scène et Paris. Encore plus vrai pour le batteur, puisqu'il annoncera d’ailleurs au public son prochain emménagement dans la capitale.
  

Pendant une heure, dans un Point Ephémère à la limite de l'hystérie collective, le groupe va livrer ses nouveaux titres dont le premier single Tokyo : Vampires and Wolves. Ce soir, c'est avant tout leur tour de chauffe et le public, « des cochons d'inde », expression toute Murphyenne pour cobaye. En tout cas, il n'y a pas eu cobaye plus réjoui que le public à l’écoute des titres tant attendus. Malgré quelques hésitations- c'est le clavier de gauche ou de droite?, se demandera plusieurs fois Matthew- et un faux départ, les nouveaux titres rendent diablement bien en live et on ne pourra qu'admirer la capacité de ces trois là à faire du rock avec une batterie déchainée, un bassiste survolté et un chanteur, à la fois clavier et guitariste. I Never Knew I Was A Techno Fan, Anti-D, chanson calibrée pour faire fondre en moins de 3 minutes 30 n'importe quelle adolescente et Schumacher The Champagne sont efficacement bien ficelées ; Schumacher The Champagne peut sans souci recevoir la palme d'or du titre indie de cette fin d'année, avec un refrain très Beatles. Pas de doute, ce second album devrait recevoir Brit et autres Q et NME awards.


Les titres du premier opus sont eux, reçus avec délectation : Party In The Forest (Where’s Laura ?) et son refrain entêtant ponctué de wouhou et bien évidemment, le fameux Let's Dance To Joy Division qui verra leur roadie se déchainer sur scène, les adolescentes grimper sur le côté de la scène et tenter de se tenir en équilibre sur la barrière. Les Wombats ont fait la démonstration que leurs deux influences, quasi-contradictoires, grunge et électro sont en fait totalement pertinentes.

A 22h30, après une courte mais intense heure, le groupe quitte la scène et quand les lumières se rallument, on réalise que ce soir, on a vraiment eu beaucoup de chance. Pour les absents, une séance de rattrapage est prévue fin février à la Maroquinerie. A ne manquer sous aucun prétexte.

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 It was just like Temple Bar, Monday night Quai de Valmy for The Wombats' return gig in France. It was only 6 pm but a group of harcore fans was already there, trying to take pictures with the band- being interviewed- or to get passes for the gig, which had been sold out for the past weeks already. A few parents were standing there, not knowing what to do and kind of flabbergasted by the limitless excitation of their offspring.

At 9:30, The Wombats came on stage in a totally packed venue. Two years ago, we had left the Liverpudlians, totally knackered by too-long a tour. Their first album, A Guide To Love, Loss And Desperation, and its hit single Let's Dance To Joy Divsion,which won the 2008 NME award for best dancefiller, had received ecstatic reviews. From London to LA through Sydney, the electro-rock planet went beserk again for a Lancashire band. Well for sure, the band is back and in great shape. Matthew Murphy, Dan Haggis and Tord Øverland-Knudsen are full of energy and ready to conquer the rock n' roll summits with their latest album, due to release in February 2011. Joyful as they could be, the trio was there for the Parisian public. For the drummer, it was a preview of his new hometown as he told the crowd he would move to Paris in the next few weeks.

During an hour, in the Point Ephémère who was on the verge of mass hysteria, the group delivered their best, starting with the new single Tokyo : Vampires and Wolves .It was a warm-up gig for them, even a « rehearsal » as Matthew Murphy said, and the crowd was a bunch of « guinea pigs ». Somehow lost in translation, Murph was anyway understood by all the cheering fans. And they were delighted little guinea pigs when the band started playing the new tunes. Despite some hesitations – Do I play with the right or left keyboard?- and a false start, the new songs sounddevilishly good live and the ability of them musicians to produce a good rock n' roll with wild drums, an over-excited bass and a singer, both keyboard and guitar playercan only be admired. I Never Knew I Was A Techno Fan, Anti-D -if the girls don't fall in love with Matthew on that one, I don't understand fans any more- and Schumacher The Champagne are efficiently crafted. Schumacher The Champagne can easily win the 2011 award for best indie title with its Beatles-like chorus. Undoubtedly, this second album is Brit, Q and NME-awardable.

The songs from the first album are genuine anthems: Party In The Forest (Where’s Laura ?) and its insistant chorus punctuated with « wouhouhou » and the now so famous Let's Dance To Joy Division during which their roadie started dancing on stage while the teenage girls tried to climb on the side or on the barriers. The Wombats demonstrated tonight that their two influences, as contradictory as grunge and electro can be, are actually totally relevant.

At 10:30, after a short but intense hour, when the band left the stage and the lights went back on, everyone realised we were some lucky bastards. If you weren't there, a remedial will take place in February at La Maroquinerie. Be there. Or die trying.

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lundi 11 octobre 2010

LIVE REPORT: The Undertones @ Le Trabendo 9/10/2010

L'un des meilleurs concerts de l'année. Affutés, aiguisés, acérés, The Undertones ont livré samedi soir un concert d'anthologie pour un public qui avait bien conscience d'assister à un moment exceptionnel.


A 20 heures, une foule en total look punk, mod, two-tone voire rocker attendait patiemment devant les portes du Trabendo. Foule de tous âges, des grands-parents étaient venus avec leurs petits-enfants, des fans de la première heure s'étaient donné rendez-vous, des jeunes étaient venus en couples, et des adolescentes en bande. En ce soir de match France-Roumanie, il était clair qu'il était plus important de voir The Undertones qui n'avaient plus mis les Doc Martens dans la capitale depuis presque trente ans que d'aller au Stade de France. En attendant la première partie au nom imprononçable, Os Haxixins, le groupe avait eu la bonne idée de mettre un DJ en total look Fred Perry. Petite revue des meilleurs titres punks et mods des années 60-70, de quoi mettre tout le monde dans l'ambiance, et ravir les britrockers présents avec un petit Caught By The Fuzz de Supergrass.

Vers 20h45, les Brésiliens de Os Haxixins ouvrent donc le bal. Avec un synthé au look des plus improbables, un chanteur moulé dans un slim turquoise et un bassiste entre look early 60s et Prince, tout deux auréolés d'une coupe de cheveux à faire pâlir d'envie un Jackson 5, le groupe décrit comme fuzz psychédélique balance des titres très Doorsiens. Très bons pendant la première demi-heure de leur set, on finit vite par arriver à saturation des longues lampées de Hammond. Aller retour au bar et au beer garden, plein à craquer, avec un peu l'impresson de se retrouver dans une soirée New Untouchables à Londres.

C'est peu avant 22 heures que les Nord-Irlandais arrivent sur scène devant une salle quasi sold out et des premiers rangs littéralement écrasés sur les retours du bassiste et du chanteur. Entamant leur set sur Jimmy Jimmy, c'est tout le punk de la fin des années 70 et du début des années 80 que le groupe mené par Paul Mc Loone, remplaçant de l'historique Feargal Sharkey va balancer à tour de bras pendant quantre-vint dix minutes. Jump Boys, Here Comes The Summer, Male Model, Wednesday Week, Family Entertainment, Julie Ocean, You've Got My Number, les derniers des mohicans livrent à la fois un show très Northern Soul et totalement punk. Regardez et apprenez, ce soir, il n'y a aucun doute possible, The Undertones étaient et restent un groupe d'envergure qui tient sa scène et son public de main de maître.
Après 50 minutes de concert, ce sont finalement les oreilles qui réclament une pause. Ce soir, le son est très, très fort dans le Trabendo et boule quiès oubliées, je me retrouve à nouveau dehors à prendre l'air entre mods et rockers. Moins de dix minutes plus tard, quand résonnent les premiers accords de Teenage Kicks, c'est une ruée dans les escaliers à l'intérieur de la salle, tout le monde se précipite pour voir et écouter ce qui reste, de fait, le titre ultime du groupe de Derry. Paul McLoone veut en faire profiter tout le monde, il saute, gesticule, bondit, serre des mains dans le public, la foule se compacte, les gens se penchent dangereusement des mezzanines pour tenter de happer le chanteur. A ce moment-là, il est clair que The Undertones, presque trente-cinq ans après la sortie de Teenage Kicks, reste capable de mobiliser une foule bien plus fidèle, motivée et réactive que des groupes labellisés héros rocks modernes. En ce jour anniversaire de Lennon, le groupe enverra même en fin de concert une petite reprise d'Instant Karma.

Après 26 titres et une soirée marathon qui ne semble même pas les avoir épuisés, The Undertones quitte la scène parisienne. Il n'y a pas de doute, le punk conserve. Du No Future comme ça, on en redemande.

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One of the best gigs this year. Sharp, edgy, blistering. This Saturday, The Undertones delivered an epic concert to a public who was well aware that they were attending a very exceptional moment.

At 8pm, a punk, mod, two-tone and even rocker crowd was patiently waiting at the doors of the Trabendo. A crowd of all ages as grand-parents had come with their grand-children, long-time fans had joined together, young couples were sitting on the stairs and teenage girls were giggling. Tonight, there was also the France-Romania game but it was clear that it was far more important to see The Undertones, who had not put their DocMartens in Paris for almost thirty years, than to go the the Stade de France. As we were waiting for the support band with the most unpronouncable name, Os Haxixins, the band had the great idea to recruit a DJ wearing Fred Perry from head to toe. All the best punk and mod tunes from the 60s and 70s were played, which put everybody in the right mood, and delighted Britrock fans with Caught By The Fuzz from Supergrass.

Around 8:45, the Brazilians of Os Haxixins opened the ball. With a singer in skin-tight turquoise-blue jeans and a bass player who tried a very osé mix of early 60s shirts and cuban-heeled boots, both of them with a haircut that would make any Jackson 5 become green with envy, the band described as psychedelic fuzz played some very Doorsian tunes. Very good during the first half hour, I finally got plainly bored by their long Hammond solos. I went to the bar and then off to the packed beer garden, feeling like I was in a New Untouchables allnighter in London.


A little before 10, the Northern-Irish lads came onstage in an almost sold-out venue where the front rows were basically crushed on the bass player's and the singer's amps. Starting with Jimmy, Jimmy, it's the whole late 70s and early 80s punk that the band, led by Paul McLoone, substitute of historical Feargal Sharkey, devotedly gave to the public during 90 minutes. Jump Boys, Here Comes The Summer, Male Model, Wednesday Week, Family Entertainment, Julie Ocean, You've Got My Number, the last punk heroes played a very Northern Soul but totally punk set. Watch and learn, tonight, there was no dout, The Undertones were and remained a fabulous rock band who holds their stage and crowd by the stomp of their boots and beats of their guitar riffs.

After 50 minutes, my ears finally gave up and rang for a break. Tonight, it was loud, v-e-r-y loud in the Trabendo and as I forgot my earplugs, I ended up once again outside, taking fresh air and cool beer among mods and rockers. Less than 10 minutes later, when the first chords of Teenage Kicks blasted in the venue, people threw away their fags and started rushing in the stairs to watch and listen to what remains the ultimate punk song from the Derry band. Paul Mc Loone wanted everyone to enjoy the moment: he jumped, gesticulated, leapt, shook hands with people in the crowd, crowd who was getting more and more compact. People started leaning dangerously from the balcony, trying to catch the singer's hand. At that point, it was obvious that The Undertones, almost 35 years after the release of Teenage Kicks, are still able to mobilise a more faithful, motivated and reactive crowd that many new bands who are rapidly labelized as modern rock heroes. And because it was John Lennon's birthday, the band finally did a cover of Instant Karma.

After 26 songs and a genuine marathon-like evening that did not even seem to exhaust them, The Undertones left the Parisian stage. Undoubtedly, punk preserves from aging better than Nivea. If that is No Future, well, give me some more.

dimanche 10 octobre 2010

LIVE REPORT: Fiction Plane @ La Cigale 4/10/2010

Dans la famille Sting- aka Sumner- après la fille Coco, je demande le fils. Après la Flèche d'Or la semaine dernière pour la petite soeur prodigue, c'est la Cigale qui accueillait lundi Fiction Plane, le trio anglais mené tambour battant par Joe Sumner, pour la sortie de Sparks, leur troisième album.

19h45, le boulevard Rochechouart est déjà bien illuminé, les terrasses sont pleines et la Cigale étant l'une des salles les plus agréables de Paris, on s'attend déjà à passer une bonne soirée. A 20h, c'est The Hall Effect, groupe colombien, qui monte sur scène pour une première partie très rock musclé, version chanteur bodybuildé en chemise à carreaux et bassiste avec un petit côté Santana 1970. Malgré des titres loins d'être mauvais, quoiqu'il est vrai passe-partout, le groupe n'arrive pas à acquérir un quelconque capital sympathie de la part du public qui reste, durant les chansons, passablement indifférent et applaudit poliment entre chaque titre. A 20h30, montre en main, The Hall Effect quitte la scène pendant que le public se dirige soit vers le bar, soit se décide à enjamber les barrières mises dans les escaliers pour empêcher l'accès à la mezzanine. Peine perdue, en moins de cinq minutes, les sièges à l'étage se trouvent pris d'assaut.

J'en profite pour jeter un coup d'oeil autour de moi. M'attendant à un publc plutôt adolescent ou tout du moins de milieu de vingtaine, ce qui aurait été logique pour un groupe avec moins de dix ans d'existence, je suis plutôt surprise de découvrir de plus tout jeunes trentenaires et pas mal de quadra-quinqua. Tout ce petit monde semble à peine sorti du boulot. Seuls quelques ados se trouvent en mezzanine, visiblement prêts à hurler dès que le groupe apparaitra. Et à 21h, là encore à la seconde près, le trio chaudement applaudi monte sur scène. Surprise encore, Joe Sumner est le sosie, non pas de son père mais de Cyril Lignac- pantalon patte d'eph en cuir et cravate rouge en plus. 

Il semble visiblement ravi de retrouver le public parisien. Le groupe entame donc son set sous les cris des plus jeunes et face à une salle qui pogote dès le premier titre.
Même si Joe a des intonations proches de son père parfois, il faut vraiment savoir qu'il est le fils-de pour les entendre. Au troisième titre, noyé, il balance à un public tout acquis à sa cause « c'est putain chaud, ici » avant d'enchainer sur Out Of My Face. Vite remarqués, les quelques anglais présents dans la Cigale sont gratifiés d'un « bonsoir, Rosbifs » par Sumner qui entame It's A Lie, titre éminemment mid 90s. Clairement, le public est venu plus pour Sumner que pour Fiction Plane. Seton Daunt et Pete Wilhoit, guitariste et batteur, sont d'ailleurs totalement effacés, chacun effectuant son boulot, et laissant la vedette au bassiste qui apprécie visiblement la place de leader. Bondissant, sautant, courant, il occupe toute la scène, harangant à droite et à gauche la foule qui en demande toujours plus. You Know You're Good, Push Me Around, Two Sisters ou encore Silence, le groupe passe ainsi en revue la quasi-totalité de sa discographie face à un public fasciné.

La salle conquise d'avance et le public féminin venu en masse encourager son héros, le trio partait gagnant. Mais malgré toute sa bonne volonté et une prestation toutefois correcte, Fiction Plane reste un groupe ingrat. Trop jeune pour être vintage et trop âgé pour les ados, trop musicalement américain pour des Anglais et trop anglais pour plaire aux Américains, trop pop sur album et trop metal-rock sur scène. Trop et pas assez, c'est peut-être ça le problème de Fiction Plane: une identité volatile mais reconnaisons-le, une fanbase fidèle.

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In the Sting -aka Sumner- family, after the daughter Coco, give us the son. Indeed, last week, the prodigal younger sister was in Paris for a gig at la Flèche d'Or but Monday night, it was la Cigale who was welcoming Fiction Plane, the English trio led by the flamboyant Joe Sumner, who was touring with their third album Sparks.


7:45pm, the boulevard Rochechouart was already buzzing and people were having drinks outside bars. La Cigale being one of the nicest venue in Paris, a good evening was more than expected. At 8pm, The Hall Effect, a band from Columbia, come onstage for a very heavy, muscled rock n' roll set with a singer who obviously did too much weightlifting and was tightened up in a checked shirt, and a bass player who was the modern version of 1970 Santana. Even though they had quite good songs, the band didn't manage to get a bit of demonstrative love from the public who remained pretty much indifferent and politely applauded between each song. At 8:30 sharp, The Hall Effect left the stage while the crowd gathered at the bar or decided to jump over the barriers the security had put in the stairs to prevent access to the balcony . A total waste of time as in less than 5 minutes, all the seats upstairs were besieged.


And so, this gave me a little time to have a look around me. I was expecting a teenage or mid-twenties crowd, which would have been logical considering the band has not even turned ten, but I was flabbergasted as a lot of late 30s and quite a few people in their 40s-50s were also there. Only a bunch of teenage kids were standing upstairs, ready to scream and shout when the band started playing. And, at 9pm -sharp once again- the warmly applauded trio came onstage. And once again, I was totally flabbegasted as Sumner is not the spitting image of his dad but of Cyril Lignac (the French equivalent of Jamie Oliver), with leather flared jeans and a red tie though. The band started his set under the cheerings of the youngest ones and for a crowd who was jumping everywhere from the first song onward.


Even if Joe sounds sometimes a bit like his dad, you really have to know this guy is the « son of » to realise it. After the third song, completely soaked from head to toes, he shouted to an all- supportive public « it's fucking hot in here »( in French, s'il vous plait!) before going on with Out Of My Face. Quickly noticed, some English lads in the venue received a « Good Evening, Rosbifs » from Sumner who took on with It's A Lie, a perfect mid-90s tune. It was clear that the crowd was there for Joe Sumner more than for the band? Seton Daunt and Pete Wilhoit, guitar player and drummer, were hidden out, each of them doing their job and leaving the fame and the glory to the bass player, who obviously appreciate this leadership position. Either jumping, bouncing, or running, he is everywhere on the stage, haranguing the ever-demanding crowd. You Know You're Good, Push Me Around, Two Sisters and Silence, the band went over their whole discography for a fascinated public.


With an already conquered venue and a mostly female crowd who had come to encourage their hero, the trio was a winner from the beginning. But despite their good will and a correct show, Fiction Plane remains an unattractive band. Too young to be vintage and too old to appeal to teenagers, too musically American for an English band and too English to appeal to Americans, too pop on the album and far too old-fashioned power rock on stage. Too much and not enough, that is probably their biggest issue. A versatile identity but at least let's admit it, a faithful fanbase.


vendredi 8 octobre 2010

SOON TO COME , so stay tuned !

LIVE REPORTS SECTION: Fiction Plane, The Undertones- on the blog this weekend
                                             The Wombat: on the blog next Wednesday.

INTERVIEW:  The Wombats : on the blog next Wednesday

CD REVIEW: KT Tunstall, The Bees:  hopefully this weekend, or early next week.

dimanche 3 octobre 2010

LIVE REPORT: Sky Larkin w/ Noemi + Lamarca @la Flèche d'Or

Sky Larkin, trio anglais de Leeds, était à Paris vendredi soir pour présenter son nouvel album. Rendez-vous était donc pris à la Flèche d'Or pour ce début de weekend. Soirée pluvieuse, embouteillages monstres, certainement les deux ingrédients qui ont fait que ce soir, la salle était encore quasi vide à 21h30. Sur scène, les français de Noemi ouvraient la soirée. Entre Sheila et Catherine Ringer, ils ont accompli un boulot correct mais à l'opposé de ce qu'on s'attendait pour une première partie des anglais. Vers 22 heures, c'est Lamarca qui prend le relais. Toujours en français, les trois garçons livrent un pop-rock francophone rafraichissant. Mention spéciale au sympathique titre sur Belleville. Pourtant là encore, on s'interroge sur la pertinence de deux groupes estampillés « chanson française » pour cette première partie.

A 23h10 arrivent donc sur scène les trois membres de Sky Larkin. Chanteuse, guitariste, pianiste et compositrice, Katie Harkin a l'air tout droit sortie de l'adolescence, coupe de cheveux de lycéenne, petite tunique sage tandis que le bassiste Doug Adams vêtu pour l'occasion d'un magnifique T Shirt orné d'une tête de Yorkshire fait figure de jeune étudiant.
Visiblement à l'aise, le trio entame son set dans une salle qui s'est peu à peu remplie. Le groupe qui a tourné en Europe et aux Etats-Unis pour son premier album Golden Spike paru l'année dernière repart sur la route pour présenter Kaleide, son second opus.
Démarrant sur les chapeaux de roues avec deux ttires de
Golden Spike, les Anglais fixent de suite les bases de ce concert: power pop et rien d'autre. Katie manie sa guitare avec une agilité déconcertante, à croire que celle-ci fait partie intégrante d'elle. Le batteur, Nestor Matthews, quant à lui martèle le rythme, réclamant ici ou là plus de retour- il faut dire qu'il joue comme si sa vie en dépendait et impose une cadence effrénée au groupe. Katie Harkin pose sa voix fluette, un peu à la façon d'une Dido ou d'une Beth Orton sur Fossil, Antibodies ou Windmills. Bon point; les titres du nouvel album rendent diablement mieux en live que ceux du premier.

Le public présent à l'intérieur de la salle semble conquis mais ce soir, même si le groupe s'est attaché à faire du concert un moment convivial pour leurs fans, il faut bien admettre qu' ils n'ont pas réussi à attirer ceux qui étaient venus à l'improviste et sont restés au beer garden. Gentillette, répétitive, convenue, la prestation des trois de Leeds manquait cruellement de titres phares et de la présence d'une seconde guitare qui aurait pu leur donner plus de souffle.

Alors, laissons-leur le temps d'écumer les scènes europénnes et américaines ces trois prochains mois avec Kaleide. Peut-être nous reviendront-ils plus dynamiques au printemps 2011.

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Sky Larkin, the Leeds power pop trio, was in Paris last Friday night to present their latest album. So there we were for the start of the weekend at la Flèche d'Or. A shitty rainy evening with a trafic almost never seen in Paris, these were the two ingredients that led to the near emptiness of the venue at 9:30 pm. On stage, the French band Noemi was opening the evening. A crossover of Sheila (early 60s pop singer) and Catherine Ringer (mid 1980s crazy rock singer), Noemi did a correct job however on the total opposite of what was expected for a support band. Around 10pm, Lamarca took the stage. Still in French, the three guyrs delivered a refreshing pop rock. Favourite of mine: the song about Belleville.
However, there again, we kept wondering why two bands, classified as French pop were opening for Sky Larkin.


At 11:10, the three members of Sky Larkin jumped on stage. Singer, songwriter, pianist and guitarist, Katie Harkin looks like a teenage girl with a well-behaved high-school kid haircut and the bass player wore the most unusual T-Shirt with the face of a Yorkshire for the occasion.


Clearly comfortable on stage, the trio started their set in a venue that was a little bit less empty. The band who already toured Europe and the US for their first album Golden Spike, released last year, is back on the road to present Kaleide, their second opus.


Taking off with two songs from Golden Spike, the band sets things clear: this gig was going to be power pop. Katie is a perfect guitar player and it seemed ridiculously easy for her to be onstage. The drummer, Nestor Matthews, was banging his drums, asking loudly for some more sound in his amps. We must admit that this guys drums as if his life depended on it and imposes on the band a frenzied rythm. Katie Harkin just poses her frail Dido / Beth Orton voice on Fossil, Antibodies and Windmills. Good point: the songs from the new album are devilishly better live than those from the first one.


The audience in the venue seemed won over but tonight, even if the band tried to make this gig a friendly moment for their fans, we have to say that they did not manage to attract those who had not come for the band and who stayed in the beer garden. Cute, repetitive, conventional, the performance of the band cruelly lacked flagship tunes and a second guitar, which could have given them proper melodies.


So let's give them some time to scour European and American stages these next three months with Kaleide. Maybe they'll come back a little more dynamic in Spring 2011